URSSAF Marseille : Quand ils prétendent nous faire du bien!24/06/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/06/une1925.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

URSSAF Marseille : Quand ils prétendent nous faire du bien!

Les organismes de tutelle (ministère et Ucanss) de la Sécurité sociale présentaient à la signature des syndicats, le 16juin, une modification de la convention collective.

Si, dans son préambule, ils se payaient de mots ronflants comme "enjeu essentiel de progression individuelle et collective, dans le cadre d'un équilibre à rechercher entre les attentes des salariés et les missions de service public...", ils prévoyaient en fait la réduction des salaires des nouveaux embauchés et leur précarisation accrue.

À la Sécurité sociale, le personnel est jusqu'à présent titularisé après six mois de présence. C'est d'ailleurs un des rares avantages.

Mais désormais, officiellement afin de permettre aux employés d'effectuer leur formation professionnelle sur le temps de travail, ce qui se faisait de fait le plus souvent, les organismes de tutelle permettent aux directions des Caisses de contourner les règles d'embauche. Elles ont ajouté un avenant à la convention collective qui met en place et officialise des "contrats de professionnalisation" qui sont en réalité de vulgaires CDD allant de 6 à 24 mois. Ces contrats permettront de faire miroiter une hypothétique embauche à l'employé embauché de cette manière tout en se réservant la possibilité de le jeter à la rue sans aucune compensation.

Les employés embauchés avec ces contrats seront payés moins.

Dans la droite ligne des mesures proposées par le gouvernement Villepin, ces nouveaux contrats issus de la loi "Borloo" sont censés lutter contre la précarité, ce qui est un comble quand on sait qu'auparavant l'employé devait être obligatoirement titularisé au bout de six mois de présence.

Partager