Collège Jean-Zay : Bondy (93)06/04/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/04/une1914.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Divers

Collège Jean-Zay : Bondy (93)

Suite à la dégradation de véhicules du personnel, lundi 21 mars, dès la première heure, les enseignants du collège Jean-Zay de Bondy, suivis par quelques Atoss (agents techniques et ouvriers de service), réagissaient quasi unanimement en refusant de prendre les élèves. En fait, les incidents du vendredi précédent ne faisaient que mettre le doigt sur les nombreuses carences de l'établissement.

Jean-Zay est un collège ZEP (zone d'éducation prioritaire) et prévention violence. Il accueille environ 750 élèves. C'est trop pour une telle structure, construite il y a trente ans, dont beaucoup d'installations sont dans un état déplorable: toilettes des élèves complètement vétustes et insalubres, absence de parking fermé pour le personnel, peinture des salles et des couloirs à refaire...

Nous avons tout de suite demandé à être reçus par le maire PS de la ville, également vice-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Sans réponse satisfaisante de sa part, nous sommes repartis en grève à partir du jeudi 24 mars. Mais c'est l'appui des parents d'élèves, invités à venir à une réunion le mardi suivant, qui fut déterminante: le maire de Bondy, qui était présent, a bien tenté d'opposer les enseignants et les parents d'élèves, en affichant un certain mépris pour ces derniers. Il a cependant pu s'entendre dire quelques vérités, par des parents auxquels nous avions montré l'état des sanitaires destinés à leurs enfants!

N'ayant rien obtenu de précis, nous ne voulions pas lâcher prise. Jeudi 31 mars au matin, le collège était bloqué par une vingtaine de parents. Certains élèves de troisième faisaient même circuler une pétition soutenant nos revendications. C'est dans ce contexte qu'une réunion eut lieu, au cours de laquelle une responsable des établissements scolaires pour le Conseil général et un adjoint de l'inspecteur académique, dépêché le matin même, écoutèrent ce que parents et enseignants avaient à leur dire.

Nous avons enfin reçu des engagements pour que des études et des travaux soient entrepris pour les sanitaires et pour trouver une solution provisoire assurant la sécurité des véhicules, dès les jours prochains. Le reste étant prévu pour les mois à venir.

La situation est loin d'être réglée, mais la mobilisation des enseignants et des parents a montré qu'on pouvait, en s'y mettant tous, obliger les pouvoirs publics à sortir un peu de leur inertie. Une leçon que personne n'oubliera.

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