Nevers (Nièvre) : Urgence dans tout l'hôpital31/03/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/04/une1913.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Nevers (Nièvre) : Urgence dans tout l'hôpital

Mardi 22 mars, les Urgences du Centre hospitalier de Nevers ont été complètement débordées par l'afflux des malades. Le week-end précédent, plus de 200 personnes étaient venues et on avait déjà frisé la saturation. Mais le mardi, il y avait des malades partout, jusque dans le sas où les ambulances arrivent. Et pourtant un des représentants de l'Association des gériatres nivernais soulignait: "Nous n'étions pas en phase aiguë, en situation d'épidémie"!

Le Centre hospitalier est tout neuf (ouvert en avril 2003). Mais il a 32 lits de moins que l'ancien hôpital et malgré l'ouverture d'un service de Médecine à orientation gériatrique dans la Maternité de l'ancien hôpital avec 23 lits en février 2004 (ils avaient été tous occupés en quelques jours), la capacité d'accueil est encore bien insuffisante.

Il a fallu parer au plus pressé. Quelques jours avant, les chambres avec accompagnant avaient été transformées en chambres à deux lits (mais il n'y avait plus de lits dans l'hôpital) et les malades ont été mis dans les chambres sur leur brancard.

Les sorties de patients ont été accélérées, d'autres malades ont été transférés vers d'autres hôpitaux du département, parfois à plusieurs dizaines de kilomètres, mais il y avait peu de places disponibles.

En fait, depuis la canicule de l'été 2003, rien n'a été fait. À l'époque, il manquait 5,5 postes aux Urgences, il manquait des lits. Près de deux ans après, la direction du Centre hospitalier fait le même constat. En mars 2004, l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH) de Bourgogne avait accepté la création de 64 lits supplémentaires au Centre hospitalier, la direction dit maintenant que l'autorité de tutelle a fermé "un certain nombre de lits"! Alors qui croire?

Au sein du personnel, nous savons que ce qui est arrivé le 22 mars n'est pas une surprise. Nous devons jongler tous les jours avec les effectifs insuffisants, le manque de lits, le manque de moyens.

Il faut mettre un terme à cette dégradation de la situation.

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