Aéroport de Toulouse Blagnac ; les agents solidaires24/02/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/02/une1908.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Aéroport de Toulouse Blagnac ; les agents solidaires

À l'aéroport de Toulouse-Blagnac, la mise à pied et la menace de licenciement de l'agent de piste d'Orly a provoqué le dégoût et la colère des agents de piste d'Air France.

Dès le vendredi soir, ils débrayaient la demi-journée. Le week-end, le téléphone marchait fort entre les agents et le lundi matin, à la prise de poste, la totalité des agents décidait de partir en grève. L'équipe d'après-midi allait les suivre à près de 80%.

Si l'action avait cette ampleur, c'est qu'en plus de l'écoeurement face à la sanction contre l'agent, les agents de piste de Blagnac connaissent, tout comme ceux d'Orly, le sous-effectif et la dégradation des conditions de travail. Laisser passer le sale coup de la direction d'Air France sans réagir, c'était l'encourager à s'attaquer demain à n'importe lequel d'entre eux. Les grévistes faisaient le tour de l'aérogare en distribuant un tract, rencontrant un large soutien des salariés des différentes entreprises de l'aéroport. Dans la plupart, sous-effectif et dégradation des conditions de travail sont aussi la règle.

Leur grève allait provoquer des retards et l'annulation de plusieurs vols au départ de Blagnac, malgré le zèle de la direction à tenter de briser leur mouvement. Celle-ci mettait sur la piste tous les chefs disponibles et, comme ce n'était pas suffisant, des cadres étaient rappelés de chez eux.

Les agents de piste, pour une fois spectateurs des efforts de l'encadrement, relevaient d'importants manquements aux procédures de sécurité et alertaient l'inspecteur du travail. Pour casser la grève, la direction faisait fi de toutes les procédures. Ne serait-ce que pour cela, c'est elle qui mériterait dix fois le licenciement!

Le lendemain matin, les agents de piste découvraient que la direction avait fait venir de tout le territoire des cadres pour remplacer les grévistes. Les agents décidaient alors de suspendre la grève. Après avoir exprimé leur solidarité, ils restaient bien décidés à repartir en grève si la direction persistait dans ses menaces de licenciement.

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