Décentralisation : La guerre aux RMIstes09/02/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/02/une1906.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Décentralisation : La guerre aux RMIstes

Le Conseil général de Seine-Saint-Denis vient de protester dans son magazine mensuel, à l'occasion de la préparation de son prochain budget, sur les conséquences de la politique de décentralisation conduite par le gouvernement, tout particulièrement à propos du RMI.

En effet, dans le cadre de la loi de décentralisation qui prend effet au 1er janvier 2005, le gouvernement a transmis aux départements la charge financière de diverses attributions qu'il assumait auparavant. Il en a fait de même avec les régions. Le Conseil général de Seine-Saint-Denis note que la non-compensation par l'État de ces compétences transférées aux départements va entraîner une charge financière supplémentaire de près de 100 millions d'euros. Mais ce qui est remarquable, c'est que c'est sur le RMI que porte l'essentiel des économies faites par le gouvernement: près de la moitié du total, précisément 48 millions d'euros sur un total de 99, manquent à l'appel.

Cela va toucher en priorité les départements les plus atteints par les licenciements et le chômage de masse. La non-compensation du paiement des allocations RMI est une incitation, pour les Conseils généraux, à limiter par tous les moyens ces dépenses lourdes que le gouvernement ne considère pas prioritaires. Ces choix du gouvernement représentent donc une réelle menace pour les RMIstes, un danger bien réel car bon nombre de notables, qui n'ont que mépris pour les classes populaires, sont animés des mêmes préjugés à l'égard de ceux qui, selon eux, se complaisent dans l'assistanat.

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