Chirac promet des sous pour la recherche... "banco !" dit l’industrie pharmaceutique13/01/20052005Journal/medias/journalnumero/images/2005/01/une1902.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Chirac promet des sous pour la recherche... "banco !" dit l’industrie pharmaceutique

Chirac a promis la création, en 2005, d'une Agence nationale pour la recherche dotée d'un budget d'un milliard d'euros. Les laboratoires de l'industrie pharmaceutique français salivent.

Dès lundi 10 janvier, les cinq plus gros -Sanofi-Aventis, Servier, Pierre Fabre, Ipsen et Fournier- après s'être rencontrés, ont répondu présent. Ils imaginent très bien l'argent public utilisé pour des recherches en biologie, sur les gènes en tout domaine en rapport direct avec la mise au point des médicaments. Attention, pas pour n'importe quel médicament, pas pour ceux qui soignent des maladies rares, mais pour ceux qui traitent des affections comme l'hypertension, le diabète ou les maladies neurodégénératives, c'est-à-dire pour des recherches sur des médicaments qui promettent d'être prescrits à de nombreux patients et pendant longtemps... C'est qu'ils ont des frais ces miséreux: «Nous investissons 15 à 20% de notre chiffre d'affaires dans la recherche appliquée. (...) Cette dynamique ne peut durer que si la recherche fondamentale bouillonne et dispose de crédits abondants».

Et ces gros labos d'ajouter leurs conditions: que leur soit allouée la totalité du budget prévu et que celui-ci soit renouvelé pendant cinq ans. Et puis, ils suggèrent... de recevoir les jeunes chercheurs du secteur public pendant trois à cinq ans au lieu des dix-huit mois actuels, de diminuer les charges sociales pour les emplois créés en recherche, de déduire de leur imposition 60% de leur investissement en recherche... Bref, que la vache à lait du public leur fournisse tous les moyens requis pour engranger le beurre des intérêts privés.

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