Sécurité sociale : Un communiqué d'Arlette Laguiller20/05/20042004Journal/medias/journalnumero/images/2004/05/une1868.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Sécurité sociale : Un communiqué d'Arlette Laguiller

Douste-Blazy veut faire payer les assurés

Lors de la conférence de presse qu'elle a tenue à Lille, le mardi 18 mai 2004, pour soutenir la liste LO-LCR des élections européennes de la région Nord-Ouest, conduite par Nicole Baudrin, Arlette Laguiller a commenté en ces termes les déclarations de Douste-Blazy:

Si la participation des patrons au financement de la Sécurité sociale avait augmenté au moins au même rythme que celle des salariés, si les caisses de Sécurité sociale n'avaient pas à supporter une partie des exonérations de charges patronales, il n'y aurait pas de déficit de la Sécurité sociale.

Plutôt que de faire payer aux patrons ce qu'ils doivent, Douste-Blazy et le gouvernement choisissent de faire payer les malades, en les culpabilisant au passage, et d'augmenter la CSG des retraités imposables. Et tous les salariés paieront plus longtemps la CDRS, cette taxe de moins en moins provisoire, et tous subiront les pressions pour empêcher les arrêts de travail.

Un euro par consultation, cela semble parfaitement supportable au ministre. C'est mépriser les difficultés de millions de femmes et d'hommes qui n'ont que des emplois précaires et des salaires dérisoires. En outre, qu'est-ce qui garantit que ce prélèvement ne sera pas augmenté dans l'avenir?

Et rappelons que la CSG a été créée par Rocard. Maintenant, ce sont les retraités imposables dont on va augmenter le prélèvement de 0,4%, tandis que les entreprises ne subiront, peut-être, qu'un relèvement de 0,03%. Comme d'habitude, on prend davantage aux salariés qu'au patronat.

La progression des dépenses de santé est normale dans un pays civilisé. Et les économies sur la santé sont l'expression d'un recul social mal réparti.

Arlette LAGUILLER, le 18 mai 2004

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