Mulhouse : Fermetures d’entreprises et licenciements se multiplient02/10/20032003Journal/medias/journalnumero/images/2003/10/une1835.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Mulhouse : Fermetures d’entreprises et licenciements se multiplient

Depuis le 1er septembre, dans la région de Mulhouse, il ne se passe guère plus d'un jour sans qu'on annonce fermetures, licenciements et plans sociaux. Certaines de ces suppressions d'emplois ne se font pas sans bruit parce que les salariés, souvent de grandes entreprises, tentent de s'y opposer et organisent des manifestations, ou les syndicats des conférences de presse. Mais bien d'autres se font en silence dans de plus petites entreprises.

Il y a eu les salariés de Manurhin et Wärtsilä à Mulhouse qui ont organisé des manifestations contre les 75 licenciements qui frappent les premiers et les 260 pour les seconds. Il y a eu les dénonciations syndicales pour les 400 ou 500 intérimaires que la direction de Peugeot-Mulhouse mettait à la porte. Et la presse a interviewé quelques-uns des 1200 salariés licenciés de l'aéroport de Bâle-Mulhouse. Mais les licenciements chez Nufarm à Mulhouse qui ferme (30 salariés), ou ceux d'Albany à Sélestat (95), Milupa à Colmar (118), Xomox à Brunstatt (107), SIAT.E.Lang à Hirsingue et Altkirch (115), Bricomarché à Guebwiller (14) , la MJC de Cernay (5), Burcklé à Bourbach-le-Bas (9), Edler et Lepavec à Sainte-Marie-aux-Mines (35), Stocamine à Wittelsheim (30), Elco à Allschwill (154), BSI Euraltech à Burnhaupt-le-Haut (14), ou ceux des 150 intérimaires de Delphi-Métal à Cernay se sont faits le plus souvent en silence.

De plus, le patronat n'en a pas fini avec les suppressions d'emplois, puisque d'ores et déjà les patrons de Roche-Vitamines annoncent un plan social qui toucherait 20% des effectifs dans ses quatre usines de la zone frontalière de Village-Neuf, Bâle et Grenzach. Rhodia à Chalampé annonce qu'il va lui falloir réduire les effectifs -«jeter les tomates pourries», dit son PDG-, Tréfimétaux à Niederbrück va mettre en route un énième plan social et la reprise de Péchiney Rhénalu par Alcan laisse planer des menaces sur l'emploi dans cette entreprise.

Des salariés de Manurhin se sont enchaînés à une statue du centre-ville et ceux de Wärtsilä ont manifesté deux fois dans Mulhouse, entraînant de 300 à 500 personnes. Mais c'est tous ensemble qu'on pourra espérer interdire les licenciements et faire face aux plans antiouvriers du patronat.

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