Les discussions LO-LCR sur les futures élections02/10/20032003Journal/medias/journalnumero/images/2003/10/une1835.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Divers

Les discussions LO-LCR sur les futures élections

Le mercredi 30 septembre, des délégations de Lutte Ouvrière et de la Ligue Communiste Révolutionnaire se sont rencontrées pour la deuxième fois pour préparer les élections régionales et européennes de 2004.

Du fait que certains organes de presse ont affirmé qu'en Ile-de-France la liste commune serait conduite par Olivier Besancenot pour les élections régionales, alors que cette question n'avait même pas été évoquée jusqu'ici, les deux délégations ont abordé ce sujet lors de cette dernière réunion.

Il est alors apparu qu'il pouvait y avoir un différend à ce propos, d'autant que c'est très exactement ce que la délégation LCR proposait. Lutte Ouvrière ayant trois élus au Conseil régional d'Ile-de-France, il ne peut être automatique que LO se retirerait devant la LCR qui n'en a aucun. Cela reste donc l'objet d'un désaccord. Il en va de même aux européennes, mais là le problème est différent puisque, si LO a trois élus, la LCR en a deux. L'égalité semble conçue par la LCR comme une répartition entre les deux élections des emplacements sur les listes. Pour LO, c'est pour chaque scrutin que l'égalité doit se définir.

Ce problème non résolu se posera certainement dans d'autres régions, en particulier le Nord-Pas-de-Calais, où Lutte Ouvrière avait obtenu sept élus aux régionales de 1998.

Par contre, pour la région Midi-Pyrénées, où la LCR a obtenu deux élus, Lutte Ouvrière conçoit parfaitement que la liste puisse y être conduite par la LCR.

Ces problèmes, de même que dans quelques autres régions, seront à discuter car l'égalité n'est pas simplement un problème d'arithmétique entre les deux élections.

Par ailleurs, en ce qui concerne les régionales, les deux organisations sont d'accord, dans le cas où une liste du FN serait présente au deuxième tour et risquerait de l'emporter contre une liste de gauche, pour appeler à voter pour cette dernière liste.

Par contre, au cas où ce serait une liste de droite qui serait menacée par le FN, un tel appel n'aurait pas lieu.

Enfin, les listes des régionales pourront être ouvertes à un éventuel regroupement politique local qui accepterait le programme établi par les deux organisations. Mais la décision en serait prise en commun par les deux organisations au niveau national. Et en aucun cas l'axe de la campagne ne serait modifié du fait de la présence de ces alliés. Pour le moment la LCR n'a proposé que le TEAG (Tous Ensemble À Gauche) en Bretagne.

De même les modifications locales de la profession de foi nationale ne pourront pas modifier de façon importante le texte national. Sur ce dernier point, chacune des deux délégations a présenté un projet de profession de foi pour les régionales.

La discussion de ces projets n'est pas terminée. Il y a un certain nombre de divergences liées à des désaccords, connus depuis longtemps. Par exemple, sur la place à faire dans ces campagnes sur la question de l'environnement et sur l'appréciation des courants se réclamant de l'altermondialisme tandis que Lutte Ouvrière souhaiterait que le centre de gravité de la campagne soit le chômage et l'emploi.

Mais la discussion a montré qu'il devrait être possible d'arriver à un texte représentant une politique commune aux deux partis.

Partager