Canicule : Le parti socialiste et les verts ne manquent pas d’air !20/08/20032003Journal/medias/journalnumero/images/2003/08/une1829.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Canicule : Le parti socialiste et les verts ne manquent pas d’air !

Si le gouvernement a fait preuve d'incompétence dans la gestion de la canicule et de lâcheté en invoquant des circonstances imprévisibles, les responsables du PS et des Verts qui le critiquent manquent, eux, totalement de décence.

Ainsi, dès le 13 août, Yves Contassot a réclamé la démission du ministre de la Santé Jean-François Mattei. Les Verts sont pourtant mal placés pour jouer les donneurs de leçons. On se souvient, par exemple, de la lenteur avec laquelle Dominique Voynet, alors porte-parole des Verts et ministre de l'Environnement, avait réagi face à la catastrophe de l'Erika, fin décembre 1999. Pour se justifier d'avoir refusé d'écourter de quelques jours ses vacances à l'île de la Réunion, elle avait déclaré: «Les pêcheurs blancs de l'île d'Yeu méritent-ils plus d'attention que les pêcheurs un peu bronzés des Antilles?».

Quand aux leaders du PS, ils se sont précipités devant les caméras pour dénoncer l'imprévoyance et la passivité du gouvernement, et réclamer une enquête parlementaire sur la gestion de la crise sanitaire liée à la canicule. Ces événements ont révélé un «grave problème de gouvernance» a déclaré François Hollande dans les colonnes du Journal du Dimanche du 17 août, avant d'enchaîner que la canicule «a mis en évidence les défauts de notre système de prévention et le manque de moyens des services d'urgence» et «la nécessité d'une véritable politique de prévention». À croire que le PS n'était pas, il y a peu de temps, au pouvoir et à ce titre responsable, comme la droite actuelle et celle du passé, de l'imprévoyance en matière de santé et du manque de moyens, en personnel comme en matériel, des hôpitaux comme de tous les services de santé publique.

Rapide dans la critique, Hollande s'est d'ailleurs bien gardé de préciser les moyens qu'il faudrait mettre en oeuvre de toute urgence. Cela ressemblerait trop à une critique implicite de la politique d'économies budgétaires imposée aux hôpitaux et au système de santé par Jospin et les autres gouvernements socialistes qui se sont succédé depuis 1981!

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