Hausses du 1er juillet...et baisse du pouvoir d'achat03/07/20032003Journal/medias/journalnumero/images/2003/07/une1822.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Hausses du 1er juillet...et baisse du pouvoir d'achat

Beaucoup de bruit a été fait autour de l'augmentation du smic entrant en vigueur à partir du 1er juillet.

En fait, cette augmentation se résume à 5,27% de l'heure, portant le smic à 7,19 euros de l'heure, soit pour 35 heures hebdomadaires un salaire brut mensuel de 1 090,48 euros (un peu plus de 7000 francs). Difficile de vivre correctement avec cela. D'autant plus difficile que cette augmentation ne concerne que moins de la moitié des smicards (un million de travailleurs sur 2,5 millions), ceux qui, depuis le passage aux 35 heures façon loi Aubry, touchent le smic le plus faible. Car il n'existe pas moins de six smic à l'heure actuelle, calculés en fonction de la date de passage aux 35 heures, qui devraient progressivement disparaître jusqu'à rejoindre le plus élevé d'entre eux. C'est dire que tous les autres smicards toucheront une augmentation qui n'atteindra même pas ces 5,27%, mais s'étagera entre 1,6% (pour ceux qui sont passés aux 35 heures après juillet 2002) et 3,2% (pour ceux qui sont passés aux 35 heures entre juillet 1998 et juin 1999). Et pour préciser encore les limites de cette prétendue "augmentation" dont se vante le gouvernement, il faut rappeler que l'augmentation de l'indice des prix s'établit officiellement à 1,6%... ce qui ne reflète qu'approximativement la réalité du coût de la vie.

C'est d'ailleurs la Commission économique et sociale qui annonce pour la période à venir une "dégradation attendue" du pouvoir d'achat. Pas besoin même d'être expert pour constater que le blocage des salaires, les hausses des prix et la diminution des prestations sociales amputent les budgets de toutes les familles de travailleurs, sans parler du chômage qui prive brutalement de revenu décent toute une partie du monde du travail.

Pour faire bonne mesure, il faut encore ajouter les hausses de prix diverses intervenues récemment (prix du timbre, de l'essence, du gaz domestique) et celles qui viennent d'avoir lieu, au 1er juillet également, comme la hausse des tarifs de l'EDF de 3% (soit environ 3 euros par mois de plus à payer pour une famille de quatre personnes) et celle des tarifs grandes lignes de la SNCF sur les trains Corail: entre 0,5 et 1,5 euro selon la distance parcourue. La SNCF attend la rentrée pour augmenter les tarifs banlieue... Il faut aussi rappeler les mesures de dé-remboursement décidées pour environ 650 médicaments décrétés inefficaces ou à effets très insuffisants, qui sont en train d'entrer en vigueur.

De hausses qui paraissent modestes par-ci en petites hausses par-là, au total, l'ensemble des services publics deviennent plus chers pour les consommateurs et les usagers, dont l'immense majorité est représentée par les familles de travailleurs, chômeurs, smicards ou autres et dont les revenus sont loin d'augmenter au même rythme, quand ils ne baissent pas, globalement, tout simplement.

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