Retraites : Quand la cour des comptes fait sa chasse aux « privilégiés »17/04/20032003Journal/medias/journalnumero/images/2003/04/une1811.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Leur société

Retraites : Quand la cour des comptes fait sa chasse aux « privilégiés »

À peine l'annonce du plan gouvernemental, en forme de véritable déclaration de guerre au monde du travail, était-elle faite, que très à propos la très réactionnaire Cour des comptes faisait connaître, par des indiscrétions calculées, le contenu d'un rapport préparé sur les retraites des salariés du secteur public. Ces messieurs - grassement payés par les finances publiques à ne pas faire grand-chose, dans ce lieu où l'on envoie d'anciens ministres en mal de sinécure se refaire une santé financière- n'ont pas hésité à traiter de « privilégiés » une bonne partie des salariés de la fonction publique. Ils dénoncent notamment 158000 instituteurs, 120000 personnels des lignes de France Télécom , les facteurs et employés des centres de tri à La Poste, 35000 agents de l'équipement, ceux qui en particulier interviennent sur les routes. Autant de métiers difficiles, ô combien utiles à tous, et particulièrement mal payés. Il leur est reproché d'être comptés dans les services actifs, ce qui est une réalité, et par suite de bénéficier de certains droits à un départ anticipé.

Mais les inutiles de la Cour des comptes ne se sont pas émus une seconde des grasses retraites données aux militaires galonnés, après quelques petites années à user leur pantalon dans leurs bureaux d'officiers supérieurs. Pas plus que des prébendes offertes aux hauts fonctionnaires. Mais il est vrai qu'ils seraient alors dans le lot.

Partager