EADS : C'est cadeau !13/03/20032003Journal/medias/journalnumero/images/2003/03/une1806.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

EADS : C'est cadeau !

Comment Lagardère est-il devenu co-actionnaire d'EADS avec le constructeur allemand Daimler (ce sont les principaux actionnaires) et quelques industriels européens, britanniques, espagnols et italiens?

Il faut remonter à l'époque du gouvernement Jospin, et plus précisément à la période où Dominique Strauss-Kahn était ministre de l'Économie. C'est lui qui fit don de la société nationalisée Aérospatiale à Lagardère pour un montant de 850 millions de francs, plus une petite rallonge de 1 milliard de francs quelques mois plus tard. Lagardère était devenu propriétaire d'un gros morceau d'une société, l'Aérospatiale, que des cabinets d'audit internationaux avaient, à l'époque, évaluée entre 80 et 120 milliards de francs!

Cette société Aérospatiale intégra, en même temps que d'autres sociétés aéronautiques européennes, une structure nouvelle qui s'appela EADS.

Mais cela ne suffisait pas à Lagardère. Peu de temps après la fondation de EADS, il dut revendre environ 2% des actions de l'ancienne Aérospatiale, car sa quote-part dans le groupe EADS était trop importante par rapport aux autres sociétés constituantes. Cette revente lui rapporta de l'ordre de 2 milliards de francs. Au final, il avait eu Aérospatiale pour rien.

Partager