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26 novembre

Angers

Près de 3000 personnes dans les rues d'Angers, cela ne s'était pas vu depuis bien longtemps, pour la défense des services publics, mais aussi pour la défense des emplois dans la métallurgie angevine où près de 1000 licenciements sont envisagés.

Les syndicats FO, CGT, FSU, SUD et CFTC de tous les services publics avaient appelé à la grève. Celle-ci a été bien suivie avec des taux de grévistes allant de 30 % dans la Santé ou l'Éducation nationale à plus de 70 % à La Poste.

Plusieurs centaines de salariés du privé, en particulier de la métallurgie, ont participé à la manifestation, sous le signe de la nécessaire unité Public-Privé pour l'emploi, les retraites et la défense des services publics. Les cortèges de chaque syndicat et de chaque catégorie ont fini par fusionner, illustrant la volonté de lutter tous ensemble exprimée par la plupart des manifestants. Comme cela s'est dit dans les diverses assemblées générales qui se sont tenues, beaucoup sont conscients qu'il ne s'agit que d'une première étape pour aller vers un mouvement du même type qu'en décembre 1995.

L'intervention faite par un camarade de la métallurgie devant la préfecture a été particulièrement applaudie, illustrant la volonté d'une bonne partie des manifestants de dépasser les clivages catégoriels. Cette volonté d'unifier les luttes était le trait dominant de cette journée et c'est réconfortant.

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