Service Jeunesse et sports de Paris : Drôle de fin de grève15/11/20022002Journal/medias/journalnumero/images/2002/11/une1789.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Service Jeunesse et sports de Paris : Drôle de fin de grève

En lutte depuis le 23 septembre, les employés de la Ville de Paris du service Jeunesse et sports étaient réunis en assemblée générale le 6 novembre, à l'appel de la seule CFDT. Devant 300 grévistes l'orateur CFDT s'est montré partisan de changer la forme de la grève, puisqu'il ne restait plus que 300 grévistes sur 1600 agents. Il proposait donc une sorte de grève du zèle qui ne disait pas son nom, du genre « la direction vous traite de pousseurs de balais, eh bien, ne poussez le balai que si on vous dit de le faire. Pour tout, attendez que l'on vous donne l'ordre de commencer, et l'ordre d'arrêter. » Les présents consultés étaient pour continuer la grève des soirées, mais ils ne voulaient pas de cette nouvelle forme de lutte, car dans ce genre d'action chacun est seul face à certains chefs toujours prêts à sanctionner.

Ainsi, à une semaine d'intervalle, la CFDT comme les autres syndicats, tout en se disant solidaire jusqu'au dernier gréviste, n'assumait plus la direction de la grève.

La salle s'est vidée sans prendre de décision, seuls quelques grévistes étaient prêts à continuer, mais l'ambiance n'y était plus.

Depuis plusieurs jours les autres syndicats « négociaient » et acceptaient le protocole que la direction avait proposé il y a maintenant trois semaines. Avec la reprise du travail, la direction acceptait de ne retenir qu'un quart d'heure pour chaque heure de grève. Ce qui fera des retenues allant de 100 euros à plus de 300 euros.

Pour cette grève partielle de six semaines, le bilan est plutôt maigre. Rien sur le changement de statut, sauf de vagues promesses. Pour le personnel en roulement l'indemnité de sujétion passe de 27,41 euros à 42,41 euros.

Bien sûr, la direction peut s'estimer tranquille, mais le mécontentement des employés est toujours là et prêt à se manifester rapidement. Au cours de cette grève les employés du service des sports ont fait l'expérience malheureuse des directions syndicales.

Le prochain mouvement permettra peut-être aux employés en lutte de contrôler directement leur mouvement.

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