Hôpitaux : Les prétendus 35 heures08/11/20022002Journal/medias/journalnumero/images/2002/11/une1788.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Hôpitaux : Les prétendus 35 heures

Il y a un an, le précédent gouvernement instituait les 35 heures dans la fonction publique hospitalière en comptant sur un effet d'annonce : il promettait 40 000 créations d'emplois sur trois ans. C'était destiné à rassurer les travailleurs des hôpitaux déjà à cran du fait du manque d'effectifs. Pour faire avaler aux hospitaliers le protocole de la ministre Guigou, on leur disait que tout se jouerait ensuite dans les négociations locales.

Il y eut plusieurs journées de manifestations contre le protocole Guigou, certains hôpitaux se mirent en grève. En effet ce protocole prévoyait surtout l'annualisation du temps de travail et la flexibilité, avec une réduction du temps de travail soumise au calcul annuel antérieur, considéré comme déjà inférieur à 39 heures par semaine en moyenne. Dans la plupart des hôpitaux, les travailleurs ont encore perdu des plumes dans les négociations locales, acculés à des luttes dispersées. Et aujourd'hui personne ne voit le moindre effet d'embauche dans les hôpitaux. Les quelques dizaines de postes créés sur le papier sont rarement pourvus et tombent dans le puits sans fond du déficit chronique d'effectifs et des départs non remplacés.

En revanche, tout le monde ressent l'effet d'une pression accrue de l'encadrement pour faire augmenter les cadences et imposer des plannings invivables.

Pour faire face au stress et même au danger auxquels sont exposés personnel et malades, il n'y a qu'une solution : l'embauche massive et immédiate.

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