CHU de Rouen : Manque de lits dramatique02/08/20022002Journal/medias/journalnumero/images/2002/08/une1775.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Hopitaux

CHU de Rouen : Manque de lits dramatique

Au CHU de Rouen, en raison du manque chronique de personnel, le nombre de lits ouverts dépend de la présence du personnel et non pas des besoins des malades qui sont ou devraient être hospitalisés. Ainsi, durant toute l'année, dès que des collègues en arrêt-maladie n'étaient pas remplacés, la direction a fermé des lits. Cet été, elle avait prévu d'en fermer 10 % de plus que l'année dernière. Mais cela n'a pas suffi.

Dès juillet, il a fallu réduire les capacités d'accueil du service de Cardiologie (20 lits ont été fermés sur 64) pour permettre de laisser ouverte l'unité de Soins Intensifs. Même chose pour le service de Neurochirurgie (avec plus d'un tiers des lits en moins) ou encore en Réanimation médicale ; là, il ne restera que treize lits ouverts à la mi-août, si bien qu'il faudra orienter les malades vers l'Assistance Publique à Paris, à Amiens ou plus loin encore.

Les personnes âgées auront aussi des difficultés pour être hospitalisées. Si l'année dernière, aucune fermeture de lits n'avait été prévue en moyen séjour, elles ont été programmées cette année et, là encore, revues à la hausse dès juillet.

Au total, sur les 2 473 lits que compte le CHU de Rouen, la direction prévoit d'en fermer 587 pendant la semaine du 19 au 26 août - plus d'un cinquième !

Et la région connaît déjà un déficit de lits d'hospitalisation ; c'est un véritable casse-tête pour avoir une place. Des malades se retrouvent dans des hôpitaux éloignés de leur domicile. Les durées d'hospitalisation sont réduites au maximum.

Pour le personnel, les conditions de travail demeurent éprouvantes et les jeunes embauchés ne restent pas. Il n'est évidemment pas question de prendre des RTT. Quant à la direction, elle envisage de payer les heures supplémentaires pour qu'elles ne soient pas récupérées, au lieu d'embaucher.

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