Actaris (Reims) : En grève pour les salaires08/02/20022002Journal/medias/journalnumero/images/2002/02/une1750.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Actaris (Reims) : En grève pour les salaires

Depuis le mercredi 30 janvier, 90 % du personnel de production de l'entreprise Actaris de Reims (sous-traitant automobile), qui emploie 170 personnes, sont en grève. Les travailleurs réclament une augmentation de salaire de 152 euros (1000 F) et un véritable 13e mois. Les salaires ne sont pas élevés, de l'ordre de 7000 F net, primes comprises, comme c'est souvent le cas en Champagne-Ardenne où la moyenne des salaires est une des plus faibles du pays.

En préalable à toute négociation, la direction voudrait que les travailleurs reprennent le travail, mais il est hors de question pour eux d'accepter une telle condition.

Les grévistes entendent bien se faire respecter des nouveaux propriétaires de l'entreprise qui, comme d'autres entreprises du groupe Schlumberger, vient de passer sous le contrôle de banquiers suisses. Le groupe Actaris créé le 1er janvier dernier compte en effet 1400 salariés en France, tous venant de Schlumberger. Dans une autre usine du groupe, à Chasseneuil, près de Poitiers, un plan social est en préparation et devrait toucher 90 personnes sur un effectif de 400 personnes. Actaris dit vouloir "baisser les prix de revient" mais c'est l'augmentation de ses profits qu'elle recherche.

Les travailleurs de Reims revendiquent aussi que les conditions des départs en préretraite ne soient pas inférieures à celles qui se pratiquaient dans le groupe Schlumberger, soit 85 % du salaire brut et un départ pour une embauche.

Le mardi 5 février, 19 travailleurs, accusés de bloquer l'entrée de l'usine avec leurs véhicules, devaient comparaître devant la justice pour "entrave à la liberté du travail". Peut-être seront-ils obligés de libérer les portes. Mais cela ne changera rien à leur détermination de voir la grève se poursuivre et aboutir.

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