CHU Clermont-Ferrand : Deuxième semaine de grève04/01/20022002Journal/medias/journalnumero/images/2002/01/une-1745.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

CHU Clermont-Ferrand : Deuxième semaine de grève

Devant une mairie fermée, un maire socialiste couvrant des policiers lançant des grenades lacrymogènes contre des centaines de grévistes du CHU : voilà une scène qui a choqué et scandalisé beaucoup de monde... sans entamer la détermination des grévistes.

C'était jeudi 20 décembre où environ 500 grévistes, de toutes les catégories de personnel, avaient parcouru plusieurs kilomètres du CHU à Saint-Jacques, jusqu'à L'Hôtel-Dieu, puis au centre-ville et remontèrent jusqu'à la mairie.

Ils étaient venus demander des explications au maire Serge Godard qui, en tant que président du conseil d'administration du CHU, avait annulé le mardi précédent une séance dudit conseil, soi-disant pour des raisons de sécurité. En réalité, parce qu'il ne tenait pas à voir la salle envahie par les grévistes demandant des comptes directement aux responsables : directeurs des établissements et chefs de services.

Parmi le personnel, la colère se maintient contre ce protocole Guigou des 35 heures, inapplicable à cause du manque de personnel : comme partout ailleurs, il faudrait plus de postes.

Alors profitant d'une séance du Conseil municipal, à l'appel de la CGT et de FO - la CFDT étant totalement absente en tant que syndicat - les grévistes avaient donc décidé, au cours d'une assemblée générale, d'aller demander des explications au maire. Ce sont les grenades lacrymogènes qui leur furent servies en guise de réponse.

Mais après un moment de surprise, les manifestants se regroupèrent à nouveau devant les grilles fermées et réclamèrent le maire, sur l'air de : "La loi Guigou aux égouts" ou "Aux prochaines élections on s'en souviendra" ou encore "Godard, t'es foutu, le CHU est dans la rue".

Après une heure d'hésitation, le maire finit par suspendre la séance du conseil municipal et fit savoir qu'il acceptait de recevoir une petite délégation : refus des grévistes : "On est tous des délégués". Le maire vint enfin lui-même et dut entendre la liste des revendications qu'il s'engagea à transmettre au ministère de la Santé, déclarant n'ayant aucun pouvoir puisqu'il n'est plus ni député ni sénateur...

Les grévistes étaient assez remontés et ont décidé de poursuivre leur grève au moins jusqu'au 7 janvier.

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