À Compiègne (Oise) : Les parents sont en colère !16/02/20012001Journal/medias/journalnumero/images/2001/02/une-1701.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Leur société

À Compiègne (Oise) : Les parents sont en colère !

La mobilisation contre les fermetures de classes prévues dans l'Oise (il y en avait 68 au départ) s'est d'abord traduite par une manifestation le mardi 6 février à Beauvais, manifestation à laquelle ont participé enseignants et parents. Les parents, en effet, sont particulièrement en colère. Et il y a de quoi ! A Noyon, il y avait la menace de la suppression de six classes pour la prochaine rentrée, dont cinq situées dans des zones dites d'éducation prioritaire, c'est-à-dire dans des quartiers populaires où les enfants auraient besoin au contraire de plus d'attention et de moyens que dans les quartiers riches. A Compiègne, sept classes devaient être fermées, toutes sauf une situées dans des cités ouvrières, Le Clos des Roses ou la Victoire ou Royallieu.

Les parents ont occupé les écoles, comme aux écoles Faroux A et B, Hammel A et B, et manifesté encore le vendredi 9 février dans Compiègne en distribuant des tracts à la population et en faisant des pétitions. Des parents ont également profité du passage de l'inspecteur de la circonscription pour l'interpeller.

L'inspecteur d'académie, qui devait inaugurer le collège Malraux, ne s'est pas montré le 9. Et pour cause : des mères en colère l'attendaient de pied ferme. Mais il maintient toujours des fermetures de classes.

La mobilisation n'est pas terminée ! Les parents en ont assez qu'on justifie les fermetures de classes au nom de la baisse des effectifs alors que dans certaines écoles, on pourrait compter jusqu'à 30 élèves par classe, comme dans l'école Faroux.

Le recteur d'académie interpellé sur ces fermetures le 4 février avait répondu "qu'enseignants et parents donnaient un bien mauvais exemple aux enfants en occupant les écoles." C'est au contraire un excellent exemple que donnent ces parents, celui de la lutte collective pour arracher des droits élémentaires, comme celui d'avoir les moyens d'apprendre, d'accéder à la culture.

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