Renault Cléon (76) : - Débrayages pour les salaires24/11/20002000Journal/medias/journalnumero/images/2000/11/une-1689.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Renault Cléon (76) : - Débrayages pour les salaires

A Renault Cléon près de Rouen, usine de 4 500 travailleurs auxquels il faut ajouter un millier d'intérimaires, deux débrayages sur les salaires ont eu lieu à une semaine d'intervalle à l'appel de la CGT.

Les dirigeants CGT de Renault Cléon ont comme objectif l'ouverture de négociations. Les ouvriers de Cléon, lorsqu'ils s'expriment sur l'augmentation de salaire à mettre en avant disent : "Il faut qu'il y ait quatre chiffres au moins".

Cléon est une usine de mécanique qui fabrique des moteurs et des boîtes de vitesses pour Renault. Dans cette usine, alors que les effectifs permanents n'augmentent pas, la production bat des records, et c'est le règne du flux tendu. Alors la direction peut bien nous répéter, par chefs interposés, que nous sommes "tous dans le même bateau", on ne risque pas de croire à une telle blague. Car c'est nous qui ramons et les propriétaires du "bateau" qui se font un pont d'or sur notre dos.

Ainsi jeudi 9 novembre, à l'appel de la CGT, syndicat majoritaire dans les ateliers, environ 700 travailleurs ont débrayé et se sont rassemblés aux chaînes de montage des Tabliers. De nouveau, jeudi 16 novembre, à peu près le même nombre de travailleurs, mais d'ateliers différents, ont remis ça. Ils ont défilé dans l'usine avec tambours, mégaphones et sifflets. Rassemblement aux Tabliers, de plus d'une centaine de travailleurs ; aux Boîtes de vitesses, c'est en fin de ligne qu'ils se sont regroupés au poste de décrochage des boîtes en scandant : «Pas de pognon, pas de moteurs ; pas de pognon, pas de boîtes».

La direction de Cléon espère peut-être s'en sortir en disant que les salaires se discutent à l'échelle du groupe, mais ce n'est qu'une échappatoire et cela n'a pas empêché les débrayages. A l'usine, le problème de l'augmentation des salaires est posé et ces deux débrayages sont, pour tous ceux qui les ont faits, un encouragement à continuer... à plus nombreux.

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