Enseignement - Haute-Normandie : Unanimité contre les projets d'Allègre24/03/20002000Journal/medias/journalnumero/images/2000/03/une-1654.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

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Enseignement - Haute-Normandie : Unanimité contre les projets d'Allègre

En Haute-Normandie, à la suite des manifestations du samedi 11 mars le mouvement a continué de se développer dans l'ensemble des départements, Eure et Seine-Maritime.

Des enseignants ont continué la grève comme à Claude-Monet au Havre ou à Jacques-Prévert à Pont-Audemer. Les enseignants des LP, eux aussi toujours en grève, ont fait des actions toute la semaine.

Les manifestations du jeudi 16 mars ont été un véritable raz-de-marée. 10 000 manifestants à Rouen, 9 000 au Havre et 2 000 à Evreux, les cortèges rappelaient par leur nombre 1995. Et le vendredi 17 la grève s'est étendue à de nombreux établissements, des lycées comme des collèges, où jusque-là les cours continuaient.

En ce qui concerne la carte scolaire, les fermetures ont été revues à la baisse, 50 fermetures sur les 125 ont été annulées. Mais c'est encore 75 de trop, disent des enseignants et les parents d'élèves qui veulent pour leur part zéro fermeture. Devant la persistance du mouvement, les autorités préfectorales ont essayé d'intimider parents et enseignants. Au Havre, samedi matin 18 mars, les forces de police sont intervenues par surprise à l'aube pour évacuer l'antenne de l'Inspection académique que les parents d'élèves occupaient. Mais ça n'a pas brisé leur détermination. Mardi 21 mars, pour aller à la manif à Paris, tous les moyens de transport étaient bons : 1500 manifestants dans le train du Havre, 500 au départ de Rouen sans compter tous les cars partis de Rouen, Saint-Etienne-du-Rouvray, Elbeuf, Louviers, etc.

Devant la fin de non-recevoir d'Allègre le mouvement continuait et tout le monde était prêt pour retourner à Paris vendredi 24 mars encore plus nombreux s'il le fallait.

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