TotalFinaElf : Marée haute... de profits04/02/20002000Journal/medias/journalnumero/images/2000/02/une-1647.gif.445x577_q85_box-0%2C13%2C166%2C228_crop_detail.jpg

Leur société

TotalFinaElf : Marée haute... de profits

9,9 milliards de bénéfices net d'impôts, voilà les profits records de TotalFina pour l'année 1999, en hausse de 12 % par rapport à l'an passé. Et encore, il ne s'agit que des bénéfices avoués, publiés dans la presse économique. Cela fait des années que ce trust pétrolier constitue ainsi un véritable pactole pour ses actionnaires et dirigeants dont les dividendes se chiffrent par milliards de francs.

Par contre, en ce qui concerne la réparation des dégâts énormes de la marée noire, dont il est responsable suite au naufrage de l'Erika, ce sont d'autres chiffres qui sont alignés. Là, plus question de milliards. Pour le moment, le groupe pétrolier ne compte payer qu'un peu plus de 700 millions de francs. Et encore, pour en arriver là, il aura fallu du temps. Le PDG de TotalFina, Thierry Desmarest, n'a lâché l'argent qu'au compte-gouttes, au fur et à mesure que l'étendue de la catastrophe et surtout les responsabilités écrasantes du pétrolier devenaient évidentes.

Rappelons qu'il avait tout de même osé proposer dans un premier temps une somme dérisoire pour nettoyer les plages. Devant le tollé, il a donc fini par accepter de payer pour le nettoyage des côtes, le retraitement des déchets et la récupération de la cargaison de l'épave. C'est évidemment la moindre des choses mais il n'y consacre qu'à peine le minimum, et après s'être fait tirer la manche.

Quand on compare avec la masse de capitaux - des centaines de milliards de francs - mobilisée par TotalFina pour le rachat de son concurrent Elf-Aquitaine, on a une bonne mesure de ce qui est prioritaire pour tous ces dirigeants et actionnaires. Le problème, c'est que ce sont ces gens-là qui contrôlent toute l'économie de la planète.

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