Merci patrons

17 Mai 2017

Il était difficile d’échapper à Macron, le week-end du 14 mai. Sur les télés, les radios, dans les journaux, il n’y en avait que pour le nouveau président et son intronisation. On pouvait tout apprendre sur sa jeunesse, sa famille, sa ville natale, ses amis, sa carrière, ses Champs-Élysées remontés en véhicule militaire, mais descendus en Citroën DS7, son Soldat inconnu dont il a ranimé la flamme, etc. Sa vie, son œuvre, les téléspectateurs en ont eu jusqu’à la nausée.

Ce n’est pas innocent de la part des propriétaires de chaînes et de journaux : si Bolloré et ses compères lui ont servi la soupe, c’est qu’ils comptent tirer le meilleur profit de la politique antiouvrière qu’il a annoncée dans sa campagne : suppressions de postes dans la fonction publique, baisses d’impôts pour les bourgeois, licenciements facilités. C’est le programme du Medef mis en musique par Macron.

Vincent GELAS