Ikea France : en grève pour les salaires17/05/20172017Journal/medias/journalarticle/images/2017/05/p13_Ikea_depot_central_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C27%2C283%2C186_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Ikea France : en grève pour les salaires

Plusieurs dizaines de salariés des quatre dépôts centraux d’Ikea en France sont en grève depuis le 11 mai, à l’occasion des négociations annuelles sur les salaires.

Illustration - en grève pour les salaires

La direction ne proposait initialement que 0,5 % d’augmentation. Pour un salaire moyen d’environ 1 800 euros, cela ne représenterait même pas 10 euros brut par mois. Car il n’est pas question pour la direction d’accorder des augmentations collectives. Elle cherche à imposer, comme elle le fait dans les autres pays, des augmentations individuelles, paraît-il au mérite, mais pour au bout du compte ne verser que le minimum.

Par ailleurs, le bonus, une prime que touchent tous les salariés d’Ikea dans le monde et qui fait office de prime d’intéressement, représentait 11 % du salaire mensuel, soit à peine 200 euros brut. L’an dernier, ce bonus représentait 104 % du salaire mensuel, soit environ 2 000 euros brut.

Pour faire passer sa pilule, la direction a fait valoir que les résultats dans certains pays n’étaient pas bons. Mais c’est un gros mensonge et les salariés sont bien placés pour savoir que les affaires marchent très bien.

De fait, les résultats d’Ikea France sont florissants, le chiffre d’affaires publié pour l’année 2016 est de 2,6 milliards d’euros, et la direction a même indiqué dernièrement que l’année avait été exceptionnelle. Sans compter qu’Ikea group, dont la France constitue le troisième marché, multiplie les bons résultats.

La mobilisation a été importante à Châtres en région parisienne, à Lyon, à Fos-sur-Mer et à Metz, puisque la grève était massive dans chacun de ces dépôts.

Du coup, la direction s’est dite prête à revaloriser l’augmentation à 0,7 %, au lieu du 0,5 initialement proposé. Mais elle a fait entendre qu’il fallait accepter ces propositions rapidement, sous peine de les voir remises en cause.

Ce chantage n’a pas impressionné grand monde et la plupart ont décidé de rester mobilisés pour imposer de véritables augmentations et permettre aux collègues des magasins de rejoindre le mouvement. C’est bien là le seul moyen de faire céder la direction.

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