Santé : qui soigne qui ?

19 Avril 2017

Dans le Gard, une femme de 40 ans atteinte d’un cancer du sein métastasé a dû lancer un appel aux dons pour financer son traitement que la Sécurité sociale avait décidé de ne plus prendre en charge.

Cette malade était soignée par des cures d’un médicament, l’Avastin, dont les autorités de santé ont estimé en avril 2016 que, son efficacité n’étant pas démontrée, il ne devait plus bénéficier du remboursement par la Sécurité sociale. Son cancérologue estime pourtant que, dans le cas de sa malade, l’Avastin, associé à deux autres médicaments anticancéreux, a fait la preuve de son efficacité. Il avait donc demandé une prise en charge de la cure d’Avastin, que la Sécurité sociale a refusée.

L’appel aux dons a été largement entendu puisqu’en dix jours la malade a recueilli près de 40 000 euros et la cure d’Avastin a pu avoir lieu. La population a su se montrer généreuse, et tant mieux au moment où la Sécurité sociale, elle, rembourse de moins en moins bien les assurés, dont le reste à charge ne fait qu’augmenter… ce qui oblige maintenant des malades de plus en plus nombreux à renoncer à certains soins.

C’est toujours au nom de l’équilibre budgétaire que la Sécurité sociale prétend justifier ses « économies » mais quand il s’agit d’accepter des prix faramineux fixés par les trusts pharmaceutiques pour des médicaments dits « innovants », elle se montre bien plus complaisante.

Cédric DUVAL