Peine capitale dans une société barbare

19 Avril 2017

Dans l’Arkansas, un État du sud des États-Unis, le gouverneur avait ordonné huit exécutions capitales étalées sur dix jours avant la fin du mois d’avril. Il avait justifié sa démarche par le fait que le midazolam, un anxiolytique faisant partie des trois composants chimiques utilisés dans l’injection létale, arrivait à expiration le 30 avril. Ce produit a été retiré car, au lieu de rendre le condamné inconscient, il risquait au contraire d’entraîner de graves douleurs s’apparentant à de la torture.

La décision du gouverneur avait suscité de véhémentes protestations de la part d’opposants à la peine de mort, dans le monde et surtout dans le pays, dont une juge fédérale qui a interrompu le processus. Les entreprises pharmaceutiques qui fournissent les trois produits utilisés ont elles aussi saisi la justice, découvrant subitement que leur mission était de sauver des vies, et non de contribuer à tuer des hommes…

La peine capitale est une barbarie d’un autre âge, qui ne répare pas le mal causé aux proches des victimes, et peut encore moins résoudre les problèmes de violence dans un pays. L’exemple des États-Unis est là pour le prouver.

M. L.