Ministères : destructeurs d’emplois

19 Avril 2017

Dans les services centraux du ministère du Travail et de la Santé, la direction travaille à répandre la précarité. C’est clair depuis un an dans leurs trois sites parisiens, qui regroupent plusieurs milliers de salariés.

Par exemple à la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), un tiers des 180 employés sont maintenant en CDD, avec des contrats qui vont de quelques mois à trois ans. Quant aux employés fonctionnaires ou en CDI, ils connaissent soit la mise au placard, soit au contraire la surcharge de travail, de façon à les pousser à la démission. Puis, quand elle a réussi à s’en débarrasser, la direction contracte des entreprises privées pour faire le travail.

Les plus grosses de ces entreprises font d’énormes bénéfices aux dépens de leurs propres salariés. Dans l’informatique et au courrier, mais aussi à la cantine, les travailleurs prestataires sont déplacés comme des pions. Quand leur patron perd un marché, ils sont éjectés vers d’autres travaux ou suspendus en attente de poste. Ils ont pourtant fait tourner la boutique pendant des mois, et ils manquent à toute l’équipe.

Il serait pourtant facile de répartir le travail entre tous, du public comme du privé, et de garantir l’emploi de tous. Mais autant demander du lait à un bouc !

Correspondant LO