Écologie : le capitalisme pollue et tue

12 Avril 2017

Dans le domaine de l’écologie, comme dans d’autres, un catalogue de promesses ne sert qu’à faire illusion. De Grenelle de l’environnement en COP 21, tout s’est terminé, au mieux, par de grandes déclarations de principes, au pire, par de nouvelles taxes aussi profitables à l’écologie que la vignette le fut pour la retraite des personnes âgées.

Les industriels ont fraudé, passant outre aux quelques règlements un peu contraignants, comme l’a montré le scandale des véhicules diesels trafiqués, ou bien ils ont réussi à légaliser leurs émissions de substances toxiques. Sous couvert de réglementation, les différents États ont institué un marché de droits à polluer, quand ils ne subventionnaient pas les trusts au nom de la transition énergétique. Respectueux qu’ils sont du secret des affaires, ils ferment les yeux sur les matériaux utilisés, sur les procédés de fabrication et sur la nocivité des objets produits, jusqu’à ce qu’un scandale public éclate, qu’il s’agisse de l’amiante, du Médiator ou de l’explosion de l’usine Total AZF.

Les problèmes de l’écologie ne sont pas un domaine à part, qu’on pourrait traiter indépendamment de la façon dont la société organise sa vie sociale et son économie.

Pour mettre fin aux catastrophes que les capitalistes provoquent ou favorisent, il faut remettre en cause le système capitaliste lui-même, et non croire qu’on peut l’améliorer.

Pour les communistes révolutionnaires, supprimer le secret industriel et transformer chaque salarié en un éventuel lanceur d’alerte, pour qu’il puisse dénoncer les malversations sans crainte d’être licencié, serait déjà une arme contre le poison de l’économie capitaliste.

Au-delà, il faut avoir pour objectif une société où les travailleurs échapperaient à l’exploitation, une société responsable et mieux informée, y compris pour choisir tel ou tel type d’énergie, une société organisée de façon rationnelle, sachant respecter son environnement et agissant en fonction des besoins de l’ensemble de la population et sous son contrôle.

Sylvie MARÉCHAL