Castmétal – Feurs : en grève contre les suppressions d’emplois

12 Avril 2017

Depuis le jeudi 6 avril, la quasi-totalité des ouvriers de Castmétal à Feurs, dans la Loire, sont en grève contre un plan de 55 suppressions d’emplois, soit un quart de l’effectif de l’usine. Plus aucune production ne sort et la grève est reconduite tous les jours.

Mardi 11 avril, un barbecue de lutte a rassemblé plus de 120 personnes devant l’entreprise. Au-delà des suppressions d’emplois, dramatiques dans une région déjà ravagée par le chômage, c’est aussi l’attitude de la direction qui a révolté les travailleurs : ces suppressions d’emplois seraient non négociables, et les indemnités de licenciement seraient au minimum légal, c’est-à-dire une misère. Et, depuis le début de la grève, la direction est aux abonnés absents. La préfecture, appelée pour servir de médiateur, n’est pas pressée non plus.

Après des années passées à être exploités dans des conditions indignes – conditions qui ont déjà provoqué des accidents parfois mortels, comme lors de l’explosion d’un four en 2011 qui a tué deux ouvriers – les travailleurs refusent d’être jetés à la rue par des patrons avides de profits.

Castmétal appartient au groupe Safe, leader mondial dans plusieurs secteurs sidérurgiques ou plasturgiques, au chiffre d’affaires de 300 millions d’euros. C’est dire si le groupe a largement les moyens de maintenir tous les emplois à Feurs, ainsi que d’investir pour que les conditions de travail ne ressemblent plus à celles du 19e siècle.

Face à des patrons sans scrupule et un État complice, les travailleurs de Castmétal ont opté pour la seule manière possible de se faire entendre : la mobilisation.

Correspondant LO