Aerofarm – Marseille : un patron muet

12 Avril 2017

La direction du groupe Fareva a décidé brutalement de fermer en juin 2017 l’usine de Marseille Aerofarm et d’envoyer 50 salariés à la rue sans aucune chance de pouvoir retrouver du travail.

Vendredi 31 mars, les salariés de l’usine de Marseille ont rencontré le directeur du site ainsi qu’un cadre de la direction ardéchoise, pour rien. Puis lundi 3 avril, à 5 h du matin, la direction de l’usine a carrément fermé l’entreprise. L’entrée était cadenassée et filtrée par des vigiles, les codes modifiés et les salariés à la rue. Leur contrat de travail était suspendu et la paye avec.

La direction a, dans un communiqué, donné les (mauvaises) raisons de la fermeture de l’usine en disant : « Courant 2016, le client principal (70 % du chiffre d’affaires) décide d’arrêter le principal produit conditionné sur le site. Il n’était donc plus possible d’imaginer une pérennité pour le site. »

Les salariés se sont à nouveau rassemblés le lundi 10 avril devant l’usine. D’autant plus qu’un employé avait reçu une mise à pied en vue de son licenciement.

Le patron de Fareva, Bernard Fraisse, dont dépend l’usine Aerofarm, se présente comme « le leader européen de la sous-traitance industrielle dans les secteurs de la pharmacie, de la cosmétique et des produits ménagers ».

Il précisait au journal Le Figaro : « Nous avons la volonté ferme de produire en France pour le marché local. Le but est de ne pas toucher à quoi que ce soit, question emploi. » Et d’ajouter : « Pour autant, nous devons réaliser quelques réductions de coûts d’un point de vue structurel. »

Voilà bien ce que valent les paroles d’un patron dont le chiffre d’affaires voisine le milliard d’euros.

Correspondant LO