Hôpital psychiatrique de Saint-Égrève : le personnel refuse le plan de la direction

29 Mars 2017

Manque de personnel et diminution du nombre de lits, malgré les besoins : depuis des années, les conditions de travail et d’accueil des malades s’aggravent dans tous les hôpitaux psychiatriques. Celui de Saint-Égrève, dans la banlieue de Grenoble, n’échappe pas à cette dégradation.

Quand la direction a annoncé un plan de modification des horaires de travail, la colère a éclaté parmi les 1 500 salariés de l’hôpital. Ce plan consiste à réduire de trente minutes le temps de travail quotidien, en diminuant celui consacré aux transmissions entre professionnels, dans le but de supprimer treize jours de récupération par an. Il s’y ajoute une diminution de deux agents par unité et la fermeture d’unités pendant les congés scolaires afin de réaffecter le personnel sur d’autres. Dans un hôpital rempli à 100 %, cela signifie la quasi-impossibilité d’accueillir des patients en urgence… à moins d’en mettre d’autres dehors !

À l’appel de la CGT, plusieurs débrayages ont eu lieu les 14, 23 et 27 mars. Près de 300 personnes, des infirmières, des aides-soignantes, des ASH (qui s’occupent de l’entretien et de l’hygiène des locaux), ainsi que des personnels administratifs et techniques, en colère, se sont retrouvés devant l’hôpital et dans les étages, dans une ambiance de casseroles, pour dire non à la direction.

Pour le moment celle-ci, aux ordres du ministère et d’un gouvernement aux ordres des financiers, fait la sourde oreille. Mais les hospitaliers n’ont pas dit leur dernier mot.

Correspondant LO