Grenoble : le plan d’austérité de la ville contesté

29 Mars 2017

Depuis dix mois, le plan d’austérité de la municipalité de Grenoble, gérée par l’écologiste Eric Piolle et le Parti de gauche, est contesté par de nombreux territoriaux.

Ce plan répercute au centime près les baisses des dotations de l’État. Il prévoit la suppression de 150 postes à la ville et entraîne la fermeture de services de proximité : deux bibliothèques de quartier, deux centres sociaux et une résidence pour personnes âgées notamment.

La mobilisation se poursuit : vendredi 24 mars, une délégation de bibliothécaires s’est rendue à Paris au Salon du livre, rejointe, à son appel, par d’autres délégations de bibliothèques municipales (Vitry, Lille, Paris), associative (Clamart) et de la BNF (Bibliothèque nationale de France). Le tract distribué pendant toute la journée, chaleureusement accueilli par les visiteurs et certains auteurs et éditeurs, dénonçait l’austérité, la diminution des services publics auprès des usagers et la forte dégradation des conditions de travail.

Apprenant que Mélenchon, présent au Salon, aurait souhaité exprimer son soutien à la délégation, celle-ci a refusé, puisque ce sont des élus de son parti, le Parti de gauche, qui font appliquer ce plan.

Pendant ce temps, à Grenoble, d’autres travailleurs de différents services de la ville et du CCAS, en grève, réunis sur le parvis de la mairie, ont exprimé au micro leur mécontentement, la fatigue accumulée, mais aussi l’indifférence et le mépris répété de la municipalité vis-à-vis des agents.

Les participants à cette journée ont dénoncé ces coupes budgétaires, conséquences au final de la politique du gouvernement, que la municipalité ne fait même plus mine de dénoncer et se charge d’appliquer. En baptisant son plan « sobriété heureuse », elle le justifie et s’en fait complice.

Correspondant LO