Bus Mobicité – Saint-Quentin-en-Yvelines : les salaires à l’arrêt, les bus aussi

29 Mars 2017

Depuis le 27 mars, un quart des 58 chauffeurs de la compagnie de bus Mobicité, dans la région de Saint-Quentin-en-Yvelines, sont en grève contre des salaires insuffisants et des conditions de travail pénibles. Ils réclament au minimum 1 700 euros net.

Dans la nuit du 27 au 28 mars, les grévistes ont occupé le dépôt de Trappes, pour empêcher la direction de tenter de faire sortir les bus. Mobicité a cependant tenté de briser le mouvement en faisant appel à des chauffeurs intérimaires ou à des salariés d’un autre dépôt, mais les grévistes ont tenu bon. Le patron a même fait appel à une autre compagnie, la Savac, pour assurer les lignes 414 et 466, mais certains de ses chauffeurs se sont montrés solidaires de leurs camarades grévistes et ont laissé leurs véhicules à l’arrêt.

Les chauffeurs grévistes devaient voir leur nombre augmenter dans la soirée du deuxième jour de grève, tant leurs revendications sont partagées. Ils ont aussi reçu des témoignages de soutien d’autres travailleurs de cette importante zone d’activités.

Mobicité est une filiale de la RATP Dev, elle-même la plus grosse filiale de la RATP. Avec ses 171 millions de bénéfice en 2016, qui suivaient les 437 millions de 2015, l’entreprise a largement de quoi verser des salaires décents aux chauffeurs des bus qui transportent, chaque jour, des dizaines de milliers de travailleurs qui vont fabriquer les profits de toutes les sociétés du secteur. Et quand bien même la RATP serait en déficit, ce serait au patronat de compenser, lui qui refuse à cor et à cris de voir augmenter la maigre taxe, le versement transport (VT), qu’il doit à la région.

Correspondant LO