Avec les maires : “Vos problèmes sont ceux de la population”

29 Mars 2017

Mercredi 22 mars Nathalie était invitée, comme tous les candidats à l’élection présidentielle, par l’Association des maires de France à prendre position sur le manifeste en quinze points élaboré par leurs soins. Elle a ainsi conclu son intervention.

« Je suis certaine que beaucoup des problèmes que rencontrent les maires ne trouveront pas de réponse institutionnelle dans le cadre de ce système économique. Les problèmes auxquels vous êtes confrontés sont finalement les mêmes que ceux qui frappent toute la société : l’appauvrissement général de la population et le délitement des liens sociaux qu’il entraîne. Ce sont des problèmes économiques, qui ne seront pas résolus tant que la société restera gouvernée pour le service exclusif des plus riches, des plus privilégiés. Et cela ne changera pas lorsque l’un de ceux qui se seront exprimés devant vous aujourd’hui sera à l’Élysée : cela changera seulement à travers de larges mobilisations sociales, ayant pour objectif de transformer cette société.

Et d’ailleurs l’AMF elle-même le sait bien puisque, face à la baisse des dotations, elle n’a finalement pas eu d’autre choix que d’en appeler, elle aussi, à la mobilisation dans la rue, le 17 septembre dernier.

Les maires, parce qu’ils sont les plus locaux des élus locaux, ne sont pas hors-sol : beaucoup vivent dans des territoires ravagés par les problèmes sociaux, et je sais que dans bien des endroits ils se mettent littéralement en quatre pour essayer d’offrir de l’aide à des populations décimées par le chômage, les plans de suppressions d’emplois et les fermetures d’entreprises. (…)

J’ai vu dans le passé bien des maires prendre la tête de manifestations contre des fermetures d’entreprises, ou soutenir par tous les moyens possibles des travailleurs en grève contre des licenciements. Eh bien je veux dire à ceux-là, et à tous ceux qui se sentent choqués et révoltés par l’appauvrissement constant de la population, dans un pays pourtant de plus en plus riche, qu’il n’y a pas de fatalité. L’avenir des territoires pour lesquels ils donnent tant de temps et d’énergie dépend, avant tout, de la capacité qu’auront demain les populations à se révolter contre ce système économique absurde. »