Lycée Suger : solidaires contre les violences policières

22 Mars 2017

Depuis l’arrestation le 7 mars, totalement aléatoire, d’une cinquantaine de jeunes, pour la plupart du lycée Suger de Saint-Denis, l’émotion et l’indignation s’expriment du côté des lycéens, de leurs parents et du personnel de l’établissement.

Les jeunes continuent de témoigner auprès de leur famille et dans les cours de ce qu’ils ont subi lors des interpellations et des gardes à vue : certains ont eu droit à des insultes, des propos ouvertement sexistes et racistes. Au-delà du choc créé par ces révélations, cette ambiance suscite de nombreuses interrogations politiques que des lycéens exposent notamment durant des cours. Les questions tournent autour des injustices sociales, comme la discrimination à l’embauche, les inégalités en France et entre les pays, les dictatures et les méthodes barbares des forces de répression dans leurs pays d’origine. Beaucoup disent leur inquiétude face aux scores prévus de Marine Le Pen.

Le personnel du lycée partage ce sentiment d’injustice avec les jeunes tout en condamnant évidemment les actes de ceux qui ont provoqué les incendies ou assailli, armés de battes, d’autres établissements.

Les parents d’élèves de plusieurs établissements ont organisé des réunions. Une cinquantaine de personnes, surtout des parents et quelques membres du personnel, ont tenu à manifester le 19 mars, plusieurs défilant derrière une banderole de la FCPE « Non aux violences policières, oui aux moyens pour l’éducation ».

Les parents veulent continuer à demander des comptes à des responsables de l’Éducation nationale. Ils comptent porter plainte dès que possible contre les policiers incriminés.

Correspondant LO