La jeunesse doit se révolter !

22 Mars 2017

L’élection présidentielle ne peut pas changer la société. Les principaux candidats ne s’attaquent pas au pouvoir des capitalistes, ni même à leur enrichissement. Même si l’un voulait sincèrement changer les choses, il aurait à affronter le « mur de l’argent ». Or seule la mobilisation de millions d’exploités peut le faire.

Mais ces élections permettent au moins de réfléchir à ce qu’est la société actuelle, à ce qu’elle prépare, qu’on ait le droit de vote ou pas. On dit que l’avenir appartient à la jeunesse : surtout s’il se trouve des jeunes remettant en cause l’ordre social et luttant pour une société humaine et rationnelle, communiste.

Ce qui se passe à l’autre bout du monde, comme au pas de notre porte, est révoltant. Des migrants fuient la guerre ou la misère, meurent en Méditerranée ou sont refoulés aux frontières de l’Europe. Ici, dans un des pays les plus riches, des femmes et des hommes se retrouvent à la rue parce qu’ils ont tout perdu, leur emploi, leur logement. Nous vivons dans une société de plus en plus barbare. Et cela s’accompagne de la montée des idées réactionnaires, racisme, chauvinisme, communautarisme, sexisme, dressant les pauvres contre les pauvres, au plus grand bénéfice des classes riches.

Mais pourquoi considérer cette organisation sociale comme une fatalité ? L’ordre social actuel, c’est l’ordre capitaliste ; l’intérêt d’une infime minorité s’y impose à des milliards d’êtres humains. Huit multimilliardaires possèdent autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, dit l’organisation Oxfam.

Quand le pouvoir est aussi concentré, comment imaginer de rendre raisonnable ce système économique ? Il ne faut pas chercher à le réformer, il faut le renverser.

Les élections représentent l’occasion de lever le drapeau de la contestation de l’ordre social, de montrer que le courant communiste révolutionnaire existe. Chacun peut montrer par son vote qu’il est du côté de ceux qui font tout tourner dans cette société, de l’ouvrier à l’ingénieur, du côté de ceux qui n’exploitent personne, les travailleurs.

Voilà le sens de la candidature de Nathalie Arthaud, une candidate communiste présentée par Lutte ouvrière.