Il faut abolir le secret des affaires

22 Mars 2017

La multinationale Sanofi supprime des postes en continu et accumule les bénéfices qu’elle reverse par milliards aux actionnaires. Les détails de ce vol manifeste – le profit vient de la destruction d’emplois – sont couverts par le secret des affaires.

L’État a donné à quelques géants du BTP la possibilité de poser de véritables barrières d’octroi sur les autoroutes. Quels sont les termes du contrat ? Secret des affaires, répond le gouvernement.

Il y a trois ans, PSA, prétendument au bord de la faillite, touchait des fonds publics, licenciait par milliers, fermait une usine. Trois ans après, les bénéfices sont tels que PSA rachète Opel. Les ouvriers, qui ont sué sang et eau sur les chaînes, savent bien que le profit sort de leurs mains. Mais par quel circuit, en quelle quantité, avec quelle destination ? Secret des affaires !

Le secret commercial cache la façon dont une toute petite minorité de grands capitalistes s’arroge le droit de contrôler la marche de toute la société, de faire converger une énorme partie du produit du travail social vers quelques coffres-forts. Ce secret est jalousement défendu par tous les serviteurs du patronat. L’an passé, les députés européens du PS, de la droite et du FN ont voté conjointement une loi pour le renforcer, contre les journalistes trop curieux et les lanceurs d’alerte.

Les travailleurs doivent exiger l’abolition du secret des affaires. La population pourrait ainsi se rendre compte que les richesses existent pour satisfaire ses revendications élémentaires : un travail et un salaire digne pour tous !