Voter pour un programme de lutte

16 Mars 2017

Tous les candidats aujourd’hui sur le devant de la scène font des promesses électorales, qu’ils s’empresseront de trahir s’ils sont élus. Ils enfilent le costume du sauveur suprême pour endormir les électeurs. Le programme que Nathalie Arthaud met en avant n’a rien à voir avec ce cirque électoral.

Elle l’a rappelé lors de son passage au journal de TF1 le 14 mars : « Tout ce que les travailleurs ont obtenu en termes d’avancées sociales, ils l’ont arraché par leurs grèves, par leur mobilisation. Ça n’a jamais été donné par en haut. » C’est une des leçons principales du mouvement ouvrier et de son histoire. Pour gagner le droit d’envoyer les enfants à l’école plutôt qu’à la mine, pour travailler moins de dix heures par jour, pour avoir des congés payés, pour avoir des augmentations de salaire, les travailleurs ont toujours dû se battre. Même pour faire respecter les lois existantes, il leur faut imposer un rapport de force au patronat. « Même pour obtenir cette chose toute simple que les intérimaires, dans les grandes entreprises, aient eux aussi accès à la prime d’intéressement, il faut se battre », a encore fait remarquer Nathalie dans cette même émission.

Compter sur un politicien, quel qu’il soit, en espérant être défendu lorsqu’il sera au gouvernement, c’est accepter d’avance d’être trahi, floué. Et c’est aussi se désarmer avant le combat. Tout le monde sait qu’après mai 2017 les coups vont pleuvoir : contre les emplois, contre les fonctionnaires, contre les retraites, contre les chômeurs. Alors, il faut se préparer à lutter collectivement, à imposer les droits des travailleurs dans cette société.

Mais les combats se préparent d’abord dans la tête. Voter Nathalie Arthaud, ce sera affirmer que les intérêts des travailleurs doivent passer avant les profits des capitalistes, avant les dividendes des actionnaires. Ce sera se préparer à la riposte, en mettant en avant les revendications indispensables qu’il faudra arracher. Il faut porter ces idées haut et fort, pour les faire connaître par le maximum de travailleurs, en convaincre le plus possible, s’organiser pour l’avenir.

Marion AJAR