Pompiers en grève : ras le casque !

16 Mars 2017

Mardi 14 mars, une manifestation nationale a eu lieu à Paris à l’appel de sept syndicats de pompiers. Cette journée de grève et de manifestation visait à dénoncer les conditions de travail de plus en plus dégradées.

Comme partout, les politiques d’austérité et de restriction budgétaire sévissent. Pourtant, dans ce domaine comme dans bien d’autres, Hollande avait fait des promesses… bien sûr non tenues. En 2013, il avait annoncé un chiffre de 200 000 sapeurs-pompiers volontaires en 2017, mais leur nombre ne fait que baisser (194 000 en 2015) et, depuis 2004, ils sont 15 000 en moins, alors que le nombre de leurs interventions ne fait qu’augmenter. Hollande avait aussi promis qu’il n’y aurait pas de fermetures de caserne, mais il y en a eu 250 depuis 2013. Elles s’ajoutent aux 600 fermetures entre 2006 et 2012, sur un total de 7 300 dans le pays.

Quant aux budgets, la seule mesure annoncée par Hollande en 2016 avait été un crédit de 20 millions d’euros, à répartir entre les 98 SDIS (Services départementaux d’incendie et de secours). Cette somme ne représentait même pas une subvention nouvelle, mais une somme économisée en modifiant la prestation de fin de service des pompiers volontaires.

Les sapeurs-pompiers volontaires en ont assez de ces discours de circonstance, des phrases ronflantes sur la reconnaissance et la gratitude la nation ou sur l’héroïsme des pompiers morts en service. Quand il s’agit de prélever sur la population de quoi subventionner le patronat, le gouvernement prend dans toutes les poches et n’épargne pas plus les services de secours que les autres services publics.

Ça suffit ! C’est ce qu’ont dit les pompiers en colère, en grève et dans la rue, et ils ont bien eu raison !

Cédric DUVAL