La classe ouvrière est internationale

16 Mars 2017

Les candidats et les partis de gouvernement qui concourent à l’élection présidentielle rivalisent sur le terrain du nationalisme et du patriotisme. Tous reprennent en chœur ce mensonge que les travailleurs de ce pays seraient en concurrence et en compétition avec les autres travailleurs au-delà des frontières.

Le propre de la classe ouvrière est d’être la seule classe à n’être liée d’aucune façon à la propriété des moyens de production, où que ce soit. Dans tous les pays, sur tous les continents, elle est exploitée de la même façon par les capitalistes, quelle que soit leur nationalité. L’internationalisme n’est donc pas une question de morale, c’est la politique qui découle de la place réelle de la classe ouvrière dans la société. Et elle ne pourra s’émanciper, pour construire une société débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme, qu’en unissant les forces et le combat des centaines de millions de travailleurs de par le monde.

Depuis plus de 180 ans, le mouvement ouvrier a lutté contre les idées réactionnaires. Il a combattu le patriotisme, le chauvinisme et le nationalisme véhiculés par la grande bourgeoisie. Ces idées internationalistes sont si fondamentales que, dès le début de leur lutte pour combattre les méfaits de l’exploitation capitaliste, les travailleurs ont commencé à se regrouper en organisations internationales.

Alors, brandir le drapeau du communisme et de l’émancipation des travailleurs de tous les pays est indispensable.

Paul SOREL