Hôpital Nord Franche-Comté : à qui profite cette transplantation ?

16 Mars 2017

C’est en fermant complètement les deux hôpitaux de Belfort et Montbéliard que le nouvel hôpital Nord Franche-Comté, construit à Trévenans, au milieu des champs, vient d’ouvrir à marche forcée.

La protestation contre les difficultés accrues d’accéder aux soins dans cet hôpital unique, dans un bassin de population de 300 000 habitants, n’a pas manqué de s’élever. Quand on n’a pas de voiture, usager ou personnel, comment s’y rendre ? Une seule desserte côté Pays de Montbéliard tous les trois quarts d’heure, une seule aussi venant de Belfort, et aucune depuis Héricourt ! Quant à l’accès par la route, c’est l’insécurité assurée. L’échangeur de l’autoroute, saturé, et où les travaux ont seulement commencé, sera peut-être opérationnel en 2020. À l’arrivée, les parkings sont notoirement insuffisants et ils sont concédés à Eiffage, qui compte faire payer très cher le stationnement aux patients, aux consultants des urgences, aux visiteurs.

Samedi 11 mars, à l’appel de la CGT notamment, près de 200 usagers de la région, rejoints par du personnel de l’hôpital, ont manifesté bruyamment pour exiger entre autres le parking gratuit. Il ont aussi dénoncé les dysfonctionnements, ceux du téléphone, le parcours du combattant d’une consultation médicale. Des dysfonctionnements découlent de pannes ou de malfaçons non réparées, mais le plus souvent de pseudo-économies programmées sur le dos des patients et du personnel, pour pouvoir rassasier les capitalistes à qui l’hôpital a été livré : Vinci pour le pôle logistique (cuisine, blanchisserie, pharmacie) en partenariat privé-public, Bouygues pour la construction du grand bâtiment principal, Orange pour le téléphone, Philips et bien d’autres pour les équipements médicaux, ceux du laboratoire, l’informatique, etc.

L’argent public doit aller aux services publics !

Correspondant LO