Expropriation : la réponse à la violence des patrons

16 Mars 2017

Lors de l’émission On n’est pas couché sur France 2 samedi 10 mars, Nathalie Arthaud a affirmé la nécessité d’exproprier les patrons des grands groupes pour les contraindre à maintenir les emplois et augmenter les salaires, « parce qu’on ne peut pas accepter que quelques grands groupes, quelques grandes fortunes, décident seuls de ravager des régions entières ».

À la question d’une des journalistes : « Les exproprier, cela veut dire quoi ? », Nathalie Arthaud a répondu que les exproprier cela veut dire : « Vous voulez partir, eh bien partez. Mais nous on garde l’entreprise, les capitaux, les machines, le savoir-faire, les salariés, car nous sommes capables de faire tourner tout ça ». Les deux journalistes ont alors réagi par un : « Mais c’est la dictature ! » « Mais aujourd’hui, c’est la dictature d’une classe capitaliste qui impose toutes ses volontés et ses choix à l’ensemble de la société », a rétorqué Nathalie Arthaud.

Cette dictature des grands groupes s’impose aux travailleurs, mais aussi aux petits agriculteurs, artisans et petits commerçants. Face au chantage permanent à l’emploi, face à la violence de la perte de son emploi, c’est-à-dire de ses moyens de vivre et de faire vivre sa famille, il faut répondre par des mesures autoritaires. Si les patrons ne veulent pas tout perdre, ils se plieront à la volonté de la majorité. Le rapport de force dont ils usent et abusent pour imposer le blocage des salaires, des horaires décalés, une intensification du travail, le travail du dimanche, doit être renversé pour que la société ne continue pas à s’enfoncer dans la crise.

Inès Rabah