Exploitation politicienne

16 Mars 2017

Les événements de Saint-Denis ont permis à certains politiciens de faire assaut de démagogie, en ayant recours à toutes les exagérations pour alimenter les peurs et récupérer des voix.

Fillon a évoqué ainsi « une véritable émeute, suivie d’une guérilla urbaine dans les rues ». Il a proposé de ramener la majorité pénale à 16 ans et de couper les aides sociales aux parents concernés. Sans surprise, Marine Le Pen a tenu un discours dans le même registre. Ces politiciens qui s’insurgent quand la justice leur réclame des comptes n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer l’insuffisance de la répression contre les jeunes des quartiers pauvres.

Mais la ministre de l’Éducation nationale n’a pas été en reste non plus. Alors qu’il était prouvé jeudi 10 mars que la police avait procédé à des arrestations arbitraires, elle n’a pas eu un mot pour les condamner. Pire, elle les a cautionnées en exigeant des sanctions de la part de la justice.

La ministre est allée dans le sens de la droite et de l’extrême droite, ce qui lui a permis au passage de ne pas parler de la responsabilité de son gouvernement dans la dégradation de la situation des classes populaires.

Aline URBAIN