Technicentre – Rennes : du pognon !

08 Mars 2017

Depuis maintenant deux mois, les débrayages se succèdent tous les mardis au Technicentre SNCF de Rennes, à l’appel de la CGT, après le retrait de la CFDT. La décision de la direction de supprimer une prime de 41 euros brut par mois à partir de janvier 2017 ne passe pas chez les ouvriers.

Cette indemnité venait en compensation de la décision des patrons de délocaliser les ateliers de Rennes à Saint-Jacques-de-la-Lande. Ce déplacement qui s’est traduit par des frais supplémentaires pour se rendre au travail pour nombre de salariés ne pouvant plus toujours y venir en train et contraints de prendre la voiture ou de s’organiser en covoiturage.

Lors des débrayages, les travailleurs se sont retrouvés à environ une centaine sur un effectif de 400. Lors d’un défilé dans les ateliers, ils ont revendiqué un minimum de 300 euros pour tous sur l’année. Ce n’est pas du goût de la direction, qui aurait préféré que le débrayage se fasse en silence. Les patrons manient carotte et bâton, menacent d’envoyer les huissiers et essaient de semer la division en proposant un dédommagement différent aux uns ou aux autres. Mais le solde de tout compte proposé est si faible qu’il fait unanimement penser que ça ne fait pas le compte.

Dans les ateliers, sur ses écrans plats flambant neufs, la direction abreuve les salariés d’éloges sur « les objectifs atteints »… mais cela ne remplit pas le frigo ! Avec un salaire d’environ 1 200 euros par mois pour de nombreux ouvriers de l’atelier, il n’est plus possible de s’en sortir. C’est ce que les ouvriers du Technicentre sont allés dire aux patrons en envahissant la dernière réunion du comité d’entreprise.

Mardi 7 mars encore, ils étaient 85 à réclamer les 300 euros et à revoter un nouveau débrayage et, pour changer, un jeudi.

Correspondant LO