Finances publiques – Paris : grève au ménage

01 Mars 2017

Les travailleurs qui font le ménage dans le site des Finances publiques du 11e arrondissement de Paris, rue Cavaignac, sont en grève depuis le lundi 20 février. Ils demandent la réintégration dans leur équipe d’une de leurs collègues qui y travaille depuis 2009.

La société Novasol, qui a repris le marché du ménage sur ce site, n’a pas voulu garder cette employée sous prétexte que ses papiers n’auraient pas été en règle. Or cette travailleuse, qui était en attente de la délivrance de son titre de séjour, vient de le récupérer ainsi que l’autorisation de travail. Ses collègues avaient averti Novasol qu’ils ne la laisseraient pas tomber, et c’est ce qu’ils ont fait.

Novasol n’est pas seul à agir ainsi. En fait, toutes les sociétés qui ont repris le marché du nettoyage début 2017 sur les sites des Finances publiques de Paris tentent de réduire le personnel, pour gagner sur la masse salariale. La loi les oblige à garder tous les salariés avec leur ancienneté et autres droits antérieurs. Depuis leur arrivée, les deux sociétés qui ont pris la suite de TFN, qui avait eu le marché pendant trois ans, ont tenté diverses manœuvres pour reprendre les quelques avantages acquis dans les grèves et diminuer les effectifs.

La direction générale des Finances publiques de Paris (DGFiP) non seulement couvre les méthodes de ces entreprises prestataires mais cherche directement à supprimer le personnel de ménage. Ainsi rue Réaumur, où se trouve la direction régionale, deux personnes assuraient le nettoyage en plus du personnel prestataire. Elles viennent de partir en retraite et n’ont pas été remplacées, ce qui oblige les travailleurs du ménage de la société VDS à assurer ce travail supplémentaire.

En 2015 déjà, des travailleurs de ces sociétés prestataires avaient mené avec succès une grève de deux mois pour obtenir plus d’heures de travail et donc un meilleur salaire, l’amélioration des conditions de travail, etc. À ce jour, les travailleurs du ménage continuent la grève, tant que leur collègue ne sera pas réintégrée. Depuis le 27 février, ils ont été rejoints par trois collègues travaillant sur le site du 17e arrondissement.

Malgré la précarité et la difficulté des conditions de travail, la solidarité s’organise, avec le soutien des agents des Finances publiques.

Correspondant LO