Fillon : quelle comédie !

01 Mars 2017

Pour la deuxième fois, dans cette campagne présidentielle, Fillon a mis en scène sa situation judiciaire en annonçant mercredi 1er mars, dans un premier temps sans explication, qu’il ne se rendrait pas au Salon de l’agriculture où l’attendait une cohorte de journalistes.

S’en est suivie une matinée d’un suspense artificiellement et habilement mis en scène, pour en arriver à l’annonce théâtrale qu’il maintiendrait sa candidature, contre vents et marées, et contre ce qu’il a appelé un crime, non seulement contre sa personne, mais aussi contre la droite, et même contre la République et contre la France.

Le même qui joue les pères-la-vertu en expliquant aux classes populaires qu’elles vivent au-dessus de leurs moyens, tout en ayant généreusement servi sa famille pendant des années, sans états d’âme et sans scrupule, se pose en victime, sous prétexte que la justice lui demande des comptes. Il n’est pas certain que son cinéma rameute suffisamment d’électeurs de son camp pour qu’il soit qualifié pour le second tour de cette compétition, qui tourne de plus en plus à la mascarade.

Quel que soit le personnage qui sortira gagnant de ce qui s’apparente, de façon chaque jour plus visible, à une loterie, ce sera une politique au service des riches, de nos exploiteurs, contre le monde du travail.

Les travailleurs, la population laborieuse, n’ont aucune raison ni aucun intérêt à entrer dans le jeu de ces gens-là. La façon la plus claire de faire entendre et comprendre qu’ils sont dans le camp de nos adversaires, de nos exploiteurs, c’est, dans l’élection qui arrive, de montrer la force du camp des travailleurs, en votant pour Nathalie Arthaud.

Jean-Pierre VIAL