Du travail, il y en a : il faut le répartir entre tous !

01 Mars 2017

Pour vanter son idée de revenu universel, Hamon explique qu’il n’y a plus de travail et qu’il faut se préparer à une société sans plein emploi. Cela vise à exonérer le grand patronat du chômage de masse.

Dans quasiment toutes les entreprises, des heures supplémentaires sont imposées, parfois même sans être rémunérées. Chez Renault, les accords de compétitivité de 2013 ont imposé le vol de 18 à 21 jours de RTT. Chez PSA, les samedis obligatoires pleuvent sur les ouvriers. Partout, les cadences ont explosé. Chaque travailleur sait qu’on lui demande un effort plus intense mettant en péril sa santé. Les troubles musculaires et les maladies professionnelles se multiplient. Tout cela est le signe tangible d’une exploitation accrue.

Dans les services publics aussi il y a du travail en quantité. Dans les hôpitaux, les écoles, les crèches, tous croulent sous la charge de travail. L’urgence absolue serait d’embaucher. On a vu comment une simple épidémie de grippe pouvait créer la panique dans les hôpitaux, par manque de personnel. Il faudrait aujourd’hui construire un million de logements par an pour répondre au drame des mal-logés. En parallèle, combien d’ingénieurs, de maçons, d’électriciens, etc. au chômage ne demandent qu’à travailler ?

C’est cela la réalité : les emplois disparaissent, supprimés par le patronat, mais pas le travail !

M. A.