Fermer les pompes à chômage

22 Février 2017

Alors que la campagne électorale bat son plein, les mal nommés plans de sauvegarde de l’emploi continuent. Après La Voix du Nord, Vivarte, Whirlpool à Amiens, de nouvelles protestations se font entendre, venant des travailleurs de Geodis-Calberson au Mans, confrontés à 106 suppressions d’emplois, de ceux du site mosellan de la boulangerie industrielle Neuhauser, menacés de 259 licenciements.

Ces plans de licenciements sont loin d’être la seule manière de supprimer des emplois. Leur nombre a même reculé de 12 % l’année dernière, tandis que le chômage et la précarité continuaient d’augmenter. Alors qu’il y a vingt ans une inscription au chômage sur cinq résultait d’un licenciement économique, la proportion est tombée à moins de un sur dix aujourd’hui. Les directions des entreprises « disposent de nombreux autres outils pour réduire les effectifs, des ruptures conventionnelles individuelles au fil de l’eau aux plus importants plans de départs volontaires », écrit le quotidien Les Échos, qui ajoute : « Ce sont aujourd’hui pour l’essentiel les inscriptions pour fin de CDD ou de mission d’intérim qui alimentent le chômage. »

Raison de plus de profiter de la campagne électorale pour populariser la nécessité d’une interdiction générale des suppressions d’emplois, quelle que soit la façon dont s’y prennent ceux qui détiennent le pouvoir économique.

Jean SANDAY