Sophartex – Dreux : une riposte à la mesure de la colère15/02/20172017Journal/medias/journalnumero/images/2017/02/2533.jpg.445x577_q85_box-0%2C104%2C1383%2C1896_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Sophartex – Dreux : une riposte à la mesure de la colère

Chez Sophartex à Dreux, usine de produits pharmaceutiques de 350 salariés, la grève commencée jeudi 2 février s’est poursuivie et étendue. Elle est partie d’un secteur de l’usine, le Mélange, et d’une trentaine de salariés grévistes qui se sont adressés à tous leurs collègues.

À partir du jeudi 9 février, la grève a touché plus d’une centaine de travailleurs du site, la production ne sortant plus qu’au compte-gouttes.

En cause : des salaires arbitrairement fixés par la direction, selon des critères dont elle seule décide, avec des salaires bloqués et des compétences méprisées pour nombre de travailleurs en poste depuis des années.

Pourtant, cette entreprise de sous-traitance pharmaceutique, qui a pour clients les grands trusts du secteur, ne connaît pas la crise. En décembre dernier, le directeur annonçait un chiffre d’affaires record. Et cela à l’issue de plusieurs semaines où les travailleurs avaient dû venir travailler le samedi. Les carnets de commandes sont pleins et les profits rentrent, mais cela ne se traduit pas sur la feuille de paie.

À cela s’ajoutent les propos arrogants tenus par la direction traitant les ouvriers de Calimero, sous-entendant qu’ils se plaignent pour rien. Tout au long de la grève, cette direction hautaine a dû faire profil bas, certains chefs se sont mis aux abonnés absents.

De leur côté, les travailleurs en grève se retrouvent chaque jour pour un barbecue à l’entrée du site, rejoints par des non-grévistes et des intérimaires, afin de discuter des suites à donner à leur action.

Lundi 13 février, la grève s’est maintenue au secteur Mélange. Le directeur a accepté de recevoir des représentants des grévistes, qui ont réaffirmé leur détermination à obtenir la rectification des salaires, ceux du Mélange comme ceux des autres secteurs.

Les travailleurs de Sophartex continuent à se battre pour la revalorisation des salaires. Les grévistes sont fiers d’avoir mis les points sur les i, et d’avoir montré leur capacité à s’organiser et réagir collectivement. Une expérience qui ne pourra que resservir.

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